L'énergie propre et renouvelable

La Zambie à la recherche de financements

Début janvier, le gouvernement zambien a annoncé dans un communiqué de presse le lancement d’un important projet de construction concernant une nouvelle centrale hydroélectrique à Batoka Gorge. Le barrage, situé en aval des chutes Victoria, s’étendra à travers la frontière avec le Zimbabwe et devrait aider à réduire le déficit énergétique de la région. Encore faut-il trouver les financements…

Un projet titanesque

Après le plus haut barrage hydroélectrique d’Afrique, inauguré en Éthiopie le 17 décembre dernier, c’est au tour de la Zambie de se lancer dans un projet hydraulique titanesque. Le gouvernement zambien a effectivement annoncé, lors d’un communiqué de presse en début de mois, qu’il allait démarrer un projet de construction de centrale hydroélectrique en partenariat avec le Zimbabwe.

La future centrale, basée à Batoka Gorge à quelque 55 kilomètres en aval des chutes Victoria, devrait produire une quantité énergétique de 2 400 mégawatts qui seront partagés en quantités égales entre les deux pays. Cette nouvelle construction devrait aider à réduire le déficit énergétique dans le sud de la Zambie et le nord du Zimbabwe.

De l’hydraulique malgré les sécheresses ?

Malgré son climat très sec, il faut noter que l’approvisionnement électrique de la Zambie dépend tout de même à 95% de son énergie hydraulique. Toutefois, les sécheresses récurrentes que connaît le pays laissent à se poser la question si le développement de l’hydroélectrique est une bonne solution pour un tel pays.

En 2016, la Zambie a en effet connu une importante crise énergétique due à aux faibles précipitations et l’assèchement des réserves d’eau locales. Malgré tout, le gouvernement semble continuer de tout miser sur l’énergie hydraulique.

La recherche de subventions

Selon les autorités, la construction de la nouvelle centrale pourrait commencer cette année, à condition que les ressources financières soient présentes. Pour ce faire, le gouvernement souhaite organiser prochainement une conférence d’investissement dans le but de récolter les subventions nécessaires à la réalisation du projet.

L’entreprise du barrage s’élève à six milliards de dollars, soit presque 5,6 milliards d’euros, que le pays espère recueillir auprès de différentes institutions multinationales et organisations locales partenaires.

Selon Felix Mutati, ministre des Finances, le défi est réalisable, d’autant que la proposition entre dans le cadre de la Southern African Power Pool, une coopération internationale entre les différents fournisseurs d’énergie en Afrique du Sud crée dans le but de réduire les déficits énergétiques de cette région du monde.

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