L'énergie propre et renouvelable

L’exploitation du massif jurassien en énergie hydraulique se développe à petits pas

Développer la production hydraulique régional, c’est le but actuel de l’administration jurassienne. C’est en tout cas ce qu’elle a annoncé jeudi dernier, proposant une augmentation des centrales déjà existantes, une réhabilitation de deux centrales désaffectées mais aussi la construction de nouvelles installations hydrauliques. Le tout dans le respect le plus strict de l’environnement naturel local.

Une meilleure exploitation du potentiel hydraulique de la région

Accélérer la production hydraulique dans le massif jurassien, c’est ce qu’annonce désirer l’administration régionale. Elle déclare avoir transmis au Parlement jeudi dernier une version révisée de son plan cantonal relatif à ce domaine.

Selon les indications, la production annuelle d’énergie hydraulique pourrait augmenter d’environ 10 gigawatts par heure (Gwt/h) par an d’ici 2035. La quantité d’électricité hydraulique fournie pourrait ainsi couvrir pas moins de 11 000 foyers, contre seulement 9 000 couverts actuellement par ce type d’énergie.

Un programme en trois phases majeures

Afin de passer à l’action, de nombreuses études doivent être menées au préalable : les autorités doivent tout d’abord définir les cours d’eau susceptibles d’être exploités par des installations hydroélectriques. A cette fin, le canton aurait été divisé en quatre tronçons correspondant à différentes catégories de priorités et possibilités d’exploitation.

Une fois les études préalables réalisées, l’administration annonce souhaiter agir en trois étapes bien distinctes : en premier lieu, il est prévu d’augmenter la production d’électricité hydraulique dans les centrales déjà existantes et en fonctionnement. Puis une deuxième étape consistera à réhabiliter les sites désaffectés de Bellefontaine et du Moulin du Doubs. Pour terminer, une dernière étape consistera à développer de nouvelles centrales dans les cours qui auront été définis aptes à recevoir de telles installations.

Certaines portions resteront exclues du projet

Pour David Eray, ministre de l’environnement, le potentiel jurassien est loin d’être énorme, mais il est toutefois existant, et il serait dommage de passer à côté d’un tel bonus énergétique, d’autant plus que c’est une énergie propre et renouvelable. Le Jura possède également un potentiel éolien et géothermique, dont l’avancée de l’exploitation serait un peu en retard selon les prévisions. Il faut maintenant tâcher de ne pas prendre de retard non plus en matière d’énergie hydraulique, sans quoi le Jura resterait vraiment à la traîne en matière d’énergies renouvelables.

A priori ce serait le Doubs qui représenterait le plus fort potentiel hydraulique de la région, ce qui pourrait lui valoir un grand attrait. Toutefois, afin d’apaiser la partie de la population réticente à la construction de nouvelles centrales hydrauliques, l’administration a annoncé que certains cours d’eau resteraient intouchés afin de préserver l’environnement naturel local.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *