L'énergie propre et renouvelable

Paris se met au vert avec un PLU bioclimatique

La capitale annonçait depuis déjà quelques mois la volonté de mettre en place une révision de son Plan local d’urbanisme (PLU) en prenant davantage en compte les questions environnementales. Celle-ci vient d’être amorcée pour au moins trois ans.

Trois ans de réflexion et de mise en place

Le Plan local d’urbanisme (PLU), c’est ce qui permet à la ville de s’assurer un bon développement urbain. C’est, globalement, un ensemble de documents qui fixe des règles d’urbanismes et de constructions précises et applicables différemment selon les zones concernées. L’objectif étant de garantir une ville harmonieuse et cohérente territorialement parlant.

Ainsi, dès qu’un citoyen souhaite demander un permis de construire, réaliser des travaux importants, comme refaire la couverture et toiture, il doit impérativement se renseigner sur le PLU en cours sur le territoire concerné.

Il se trouve que la ville de Paris a décidé de lancer le tout premier PLU bioclimatique. L’idée est de réviser l’actuel et d’y apporter des changements afin de créer un environnement plus favorable à la santé, une ville capable de s’adapter aux changements climatiques à venir, une économie circulaire du bâti et des services urbains. La Ville souhaite aussi un développement économique durable et un espace public davantage inclusif et solidaire.

Pour obtenir des suggestions, la Ville est allée demander directement l’avis de ses habitants en novembre 2020, pour finalement engager officiellement la révision de son PLU ce mois-ci pour une durée d’au moins trois ans.

Des propositions écologiques fortes

Des initiatives proposées lors de la conférence citoyenne organisée par la Ville, 30 ont été retenues. Elles ont été réparties dans six catégories : vie quotidienne, espace public/mobilité, habitat/solidarité, cadre bâti/patrimoine, nature/biodiversité/paysage, travail/économie/attractivité métropolitaine. C’est le thème spécifiquement dédié à l’environnement qui a le plus suscité l’intérêt des participants et plusieurs propositions sont ressorties des différents échanges.

On retrouve, par exemple, l’adaptation d’une démarche environnementale quant aux constructions parisiennes, avec des murs et des terrasses végétalisés, des points de récupération de l’eau et de la chaleur. Les citoyens aspirent aussi à des chantiers utilisant des matériaux éco-responsables pour réduire la pollution sonore, visuelle, environnementale et lumineuse. Il a aussi notamment été question d’exploiter davantage l’espace de la Petite Ceinture et de végétaliser les grands axes, ainsi que privilégier les plantes directement en terre plutôt qu’en pots.

On peut aussi noter qu’Anne Hidalgo a promis de planter 170 000 arbres d’ici à 2026, dans le cadre du premier plan « arbres » de la ville de Paris, élaboré en concertation avec de nombreuses associations environnementales.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *